Et si on faisait le tour de l’Afrique… Grâce aux livres?

Bonjour à tous, et bonne année 2018! Je vous souhaite tous et à toutes mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année : bonheur, santé, argent, prospérité… Tout ce que vous voulez!!! En ce qui me concerne, j’ai décidé de me lancer officiellement dans un nouveau défi. Ce défi me trotte dans la tête depuis le mois d’octobre environ, et je le partage maintenant avec vous parce que c’est ce que je fais sur ce blog, je partage ce que je lis. Rassurez vous, le focus sur les livres gabonais et le Gabon ne disparaît pas et reste bien entendu l’objectif premier du blog (chauvine vous avez dit?), mais je veux partager un peu plus de ce que je fais en dehors de lire des livres de mes chers éléments de la #Team241.

Good morning everybody, and Happy New Year!!! All my best wishes for this new year ;  happiness, health, prosperity… Anything you wish for!!! As far as I’m concerned, I decided to give myself a new challenge. This challenge has been running through my mind for quite a bit (last October exactly), and I’m sharing it with you because that’s why I do here, I share stuff I do. Don’t be alarmed, the focus on Gabonese books and Gabon will not be shifted and stays the first aim of this blog (#Gabond’abord), but I want to share more of what I do outside of reading books from my fellow countrymen AND countrywomen from #Team241.

Lire ça a toujours constitué l’une de mes activités principales. Je m’y suis mise très tôt (merci Papa), et j’ai plus ou moins arrêté quand j’ai quitté la maison. Oui parce que les livres 1)ça coûte de l’argent et bon chez moi je ne les payais pas (merci Papa #2) et 2)j’avais du temps libre pour lire, parce que je n’avais pas toute la charge de la gestion du fonctionnement de la maison. Pour moi vivre seule et donc changer toute la dynamique de ma vie a plus ou moins contribué à réduire la lecture à un truc occasionel. Et honnêtement? Ca m’a manqué. Lire ç’était ma manière de découvrir le monde, à l’époque où je n’avais pas encore Internet et les smartphones 24h/24, c’était la seule solution pour échapper à l’ennui profond qui a marqué mon adolescence (Oui parce que quand on n’a pas le droit de sortir, il faut bien s’occuper…)

Reading has always been one of my main activities. I’ve got introduced to it really young (Merci Papa), and I stopped when I left the house. I did because 1) books are not cheap and I didn’t have to pay for them at home (Merci Papa #2) and 2)I had spare time to read, because I didn’t have to take care of the house and all the tasks needed to make it function. So for me living alone and changing my whole life dynamic contributed to drastically reduce my reading to an occasional thing. And honestly? I missed it. Reading has been my way of discovering the world, when I had no access to Internet at the time, it was the only way I was able to escape the deep boredom that  permeated my teenage years ( I mean you have to do something when you’re not allowed to go out…)

2016 et l’ouverture de ce blog, c’était ma manière de me replonger dans le monde du papier. L’odeur du livre neuf, l’odeur du vieux livre, perdre tous les marques-pages que j’achète, plier un recoin parce que je n’ai plus de marque-pages, le sac trop lourd parce qu’il y a trop de livres dedans… J’ai retrouvé tous ces petits plaisirs. Que du bonheur je vous dis. Mais aussi en 2016? Je me suis inscrite sur Twitter, et j’ai fait mon grand retour sur les RS en général, et j’ai été emportée par la vague de « panafricanisme », « black pride », « africa is beautiful » qui se répand. C’est génial et ça donne envie de voyager de ouf. MAIS, voyager quand on est fauchée?

By opening this blog in 2016, it was my way of putting myself back into the paper world. The smells, losing all the bookmarks I bought, folding the upper corner because I lost these bookmarks, walking around with a heavy bag because there’s too many books in it… I reinitiated myself to all those little pleasures. A pure delight. But also 2016 is the year I made my entrance on Twitter and went back to social media in general, and I was swept off my feet by all the « panafricanism », « black pride » and « Africa is beautiful » waves going around. It’s amazing and it makes me wanna travel. But to travel when you’re broke?

 

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J’ai donc dû revoir mes ambitions sevèrement à la baisse. Et c’est pour ça que je vais quand même faire le tour de l’Afrique, mais à défaut d’avion, je vais lire. Oui, un livre/pays jusqu’à ce que j’ai fait les 54 pays du continent. C’est un défi suffisamment ambitieux, mais en même temps totalement réalisable, et je suis super excitée rien qu’en pensant à tout ce que je vais découvrir. Je vais pousser le vice même, l’objectif c’est de lire SEULEMENT des auteurEs, car même dans le domaine de la littérature, il y a un biais sexiste qui fait que les femmes sont moins mises en valeur que leurs pairs masculins. Et non, ce n’est pas une question de talent. (Oui je suis féministe, mais on en reparlera un autre jour okay? )

I had to drastically lower my expectations. And that’s why I’m still going to make my African tour, but instead of planes, I’m going to use books. Yes, one book/country until I’ve done the 54 countries of the continent. It’s a challenge ambitious enough, but at the same time totally doable, and I’m super hyped just thinking about what I’m going to find out. I’m gonna be bold, and go as far as only featuring books by female authors, because women are less visible than their male counterparts. And it’s not due to talent, it has more to do with sexist bias. (Yeah I’m a feminist, but we will talk about this another shall we?)

Donc de temps en temps, je vais partager mes lectures en mettant toujours #MyAfricanBookTour. Si vous avez des livres à me suggérer, n’hésitez pas à l’utiliser. A bientôt pour le premier article!!!!

So from now on, I’m gonna share my readings under the hashtag #MyAfricanBookTour. If you have books to suggest, feel free to use it! See you soon for the first article !

Sur ce, je lève l’encre!
Miss K
 

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#11 Sur la piste de Tarzan – Simon SANAHUJAS, Gwenn DUBOURTHOUMIEU

 Tarzan le Roi de la jungle. Mes premiers souvenirs de Tarzan, en bonne millenial qui se respecte, viennent du dessin animé de Disney. Oui, le fameux Tarzan où toute la bande originale est interprétée par Phil Collins, qui l’a chantée dans toutes les langues. Je me rappelle encore de Tantor l’éléphant hyper anxieux et germophobe, mon préféré.

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Bébé Tantor qui hésite à rentrer dans l’eau parce qu’il n’est pas sûr qu’elle est hygiénique. Iconic.

Mais en réalité, bien avant que Walt Disney n’imagine la prétentieuse souris torse nu qui allait faire sa fortune, il y avait « Tarzan of the Apes ». Edgar Allan Burroughs, écrivain anglais, publie un roman sur un couple d’aristocrates sujets de Sa Majesté qui va échouer sur une côte d’Afrique. Leur fils unique va finir par être élevé par une tribu de primates à mi-chemin entre les chimpanzés et les humains après leur mort. Jusque là rien de bien folichon, mon esprit n’est pas émoustillé par ce genre de récits. Les histoires d’hommes blancs qui se perdent dans la sauvagerie de contrées lointaines souvent non européennes, c’est du déjà vu. « Mais pourquoi tu écris sur ça alors toi aussi ? » Et bien, d’après le livre que je vous présente aujourd’hui, non seulement l’histoire de Tarzan est inspirée d’un fait réel, mais en plus, et c’est là que ça devient croustillant pour moi, Tarzan en fait aurait vécu dans la forêt gabonaise. On a donc deux journalistes qui ont décidé de savoir si c’était vrai et d’enquêter. #WhitePeopleProblems?

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#10 Au bout du silence – Laurent Owondo

Bonjour à tous,

Je reviens avec ce livre parce que encore une fois, j’ai disparu de mon coin d’Internet. Je ne peux pas vous faire de promesses, parce que même si j’adore ce blog et que les retours que j’ai sont encourageants, des fois ma vie réelle prend le dessus et je le délaisse. Merci à ceux qui me lisent malgré tout. C’est la fin du silence.

#10 est particulier parce que j’ai l’impression de l’avoir déjà lu. J’étais en Seconde, et je ne sais plus si on avait étudié un extrait qui se trouvait dans le manuel de français ou si la prof nous l’avait donné à lire. Mais pour une raison inconnue j’ai associé mon année de Seconde à ce bouquin.

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#9 « Il était une fois la forêt » – E. Grundmann, C. Ruoso

Au Gabon, on dénombre au moins une soixantaine d’ethnies différentes. La moitié de la population vit à Libreville, et dans notre pays seulement 14% des habitants vivent dans des zones rurales (source). C’est peut-être pour ça qu’on a tendance à « oublier » la présence d’un autre peuple, qui est présent aussi sur notre territoire: les Pygmées. Les Pygmées sont un groupe de chasseurs-cueilleurs qui vivent dans la forêt équatoriale et que l’on retrouve dans toute l’Afrique centrale. Le livre d’aujourd’hui, plutôt orienté jeunesse mais qui est bien lisible par tout le monde comme je l’ai déjà dit dans cet article, nous amène à la rencontre des Pygmées Baka, que l’on retrouve dans le Sud-Est du Cameroun et au Nord du Gabon.

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(source)

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#8 L’indigné – Amoan Pambo, Dia Alihanga

C’est quoi un héros? « Homme, femme qui incarne dans un certain système de valeurs un idéal de force d’âme et d’élévation morale », « Homme, femme qui fait preuve, dans certaines circonstances, d’une grande abnégation », « Combattant(e) remarquable par sa bravoure et son sens du sacrifice » (source). Après avoir lu le livre que je vais vous présenter aujourd’hui, j’espère que vous serez tous d’accord avec moi pour dire que Gregory Ngbwa Mintsa correspond parfaitement à cette définition.

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#7 Le plus beau des noms – C. Effah, M. N. Eteno, M-D Mboga, E. Merey-Apinda

Hier, c’était le dernier dimanche du mois de Mai. C’est ce ce jour là que traditionnellement, on célèbre la Fête des Mères dans la plupart des pays francophones. On les couvre de cadeaux, on fait la cuisine à leur place, en gros on se plie en quatre pour leur faire plaisir. Si ce jour est sans doute merveilleux et agréable pour celles qui ont des enfants, il est terrible pour un autre groupe de femmes. Les femmes qui ont un fort désir d’enfant mais qui pour une raison X ou Y n’arrivent pas à procréer. Pour elles, le dernier dimanche de mai sonne comme un terrible rappel de leur infertilité. C’est le thème de ce recueil de nouvelles.

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#6 La mémoire du fleuve – Christian Dedet

La nature, c’est quand même quelque chose de merveilleux. Quand on observe le réseau hydrographique d’un fleuve avec ses affluents, on ne peut que s’étonner de la ressemblance avec  celui de la circulation sanguine dans notre corps, ou encore d’un réseau de neurones. Dieu (pour ceux qui y croient) aurait utilisé le même schéma pour tout mettre en place? Ou ne faudrait-il voir là que des similitudes fortuites, liées à l’efficacité de cette configuration?

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Pour Jean Michonet, le fleuve était sans doute aussi important pour lui que les veines de son bras. Lire la suite